fbpx

Les Servettiennes signent une victoire retentissante et consolident leur position de leader.


L’équipe d’Eric Sévérac jouait ce samedi le match le plus important - à la fois redouté et attendu - de sa première moitié de saison. Face au champion de Suisse, à l’extérieur, Servette avait l’occasion parfaite de mesurer véritablement si sa trempe était celle d’une équipe capable de rêver grand.

La réponse s’est dessinée clairement et, surtout, rapidement. Dès la sixième minute, un joli mouvement sur une touche aboutit à un centre de Maendly pour Sarrasin, qui reprend d’une reprise de volée dans la lucarne. Quelques dizaines de secondes plus tard, Sarrasin rend la pareille à sa coéquipière : centre ras-terre que Serrano feinte de reprendre, et c’est Maendly qui peut trouver la même lucarne (8’). La réussite des Grenat est impressionnante, elle se concrétise encore quelques minutes plus tard, lorsque Serrano peut placer une frappe au ras du poteau droit (15’).

Cet avantage ne décourage pas les Zurichoises, qui restent en tout temps des adversaires tenaces au cœur du jeu. Les Servettiennes sont juste supérieures aux extrémités du terrain. Le FCZ va tout de même faire trembler la défense genevoise pendant une bonne dizaine de minutes à la fin de la mi-temps. Une mauvaise passe qui débute avec la blessure de Maeva Sarrasin, qui laisse ses coéquipières à 10 le temps d’effectuer le changement. Dans cette période de domination des locales, Kim Dubs réduit l’écart sur un centre venu de la droite (42’).

Les Genevoises profitent de la pause pour se remettre la tête à l’endroit, et le jeu repart sur des bases très tendues et équilibrées. Grâce à une défense solide, malgré l’absence de Caroline Abbé, et à une Gaëlle Thalmann intraitable dans les airs, Servette fait le dos rond quand il le faut et se projette quand il le peut. C’est sur une de ces petites brèches que Léonie Fleury, à peine entrée, enfonce le clou. L’attaquante française intercepte une passe zurichoise à mi-terrain et prend de vitesse ses adversaires. À 25 mètres du but, voyant la gardienne tergiverser à sortir, elle prend sa chance et trouve la lucarne opposée (68’).

Ce quatrième but pique encore plus les championnes de Suisse dans leur orgueil. Elles se jettent à l’assaut du but de Thalmann, mais aussi de l’arbitre, ce qui leur porte préjudice en leur faisant perdre la bataille du mental. Le score de ce match reflète le réalisme du Servette FCCF, mais aussi sa gestion des temps faibles et les nerfs solides sur lesquels il peut s’appuyer, même dans une configuration rajeunie. Dans cette dernière demi-heure de jeu, c’est bien les coéquipières de Marianne Di Pasquale qui ont une sérénité de championnes. Alors que tout le monde attend le coup de sifflet final, Léonie Fleury se paie même le luxe d’inscrire un doublé après un pressing un peu chanceux (90’).

Servette a donc battu le double champion en titre chez lui par quatre buts d’écart. Il devient ainsi la première équipe à battre deux fois Zürich dans la même saison depuis YB en 2011. Pour trouver trace d’un match où Zürich encaisse cinq fois ou plus, il faut remonter jusqu’en 2009 et une victoire 2-6 d’Yverdon avec des buts de Valérie Gillioz, Maeva Sarrasin et Caroline Abbé.

Désormais, c’est avec quatre points d’avance sur Bâle et six sur Zürich que Servette peut se concentrer sur son quart de finale de Coupe Suisse à Balerna, samedi prochain, tout en sachant que ses deux poursuivants s’affrontent mercredi dans un match de rattrapage.